aujourd’hui que je me fait littéralement agresser par une secrétaire qui me prend pour une étudiante resquilleuse alors que je veux juste déposer des pu*** de copies et récupérer une pu*** de clef de la salle des profs bordel.

Outre le fait que c’est réellement agaçant au bout d’un moment (la 3ème, je me la suis prise en mode frontal + low kick balayette rotatif), j’envisage sérieusement la mise en plis et les jupes sous le genou en tweed.

Ambiance Margaret Thatcher au réveil avant le café.

Le vent glacé de Sibérie dans ta culotte-gaine, la secrétaire.

la secrétaire de l’UFR pour lui dire que, si ce semestre, Choupinet n’est pas dans mon TD, elle court le risque de me retrouver pendue dans son bureau, au bout d’une chaînette en trombones handmade (terroriste, oui, mais abonnée à Modes&Travaux!), en martyre, les mains et les pieds percés de punaises.

Ça risque de faire désordre dans ton cagibi, Pétronille.

ce matin à mettre le bonnet Esprit que ma mère m’a acheté à Noël en 2007.

Je le déteste copieusement, il me fait une tête de gélule, et il a tendance à remonter en loucedé, ce qui fait que je finis invariablement à ressembler à un nain de bûche de réveillon qui aurait mis les doigts dans la prise (les mèches qui sortent du bonnet deviennent électriques, elles se plaquent toutes contre mon visage dans une tentative désespérée de m’occire; c’est la lutte sans merci de l’humain frigorifié contre le cheveu gras vengeur planqué sous le bonnet).

En même temps, c’était soit ça, soit le béret Kangol rouge de 1998.

(j’ai eu une enfance extrêmement troublée)