étant donné que j’étais partie en mode rat de bibliothèque le jour, vieille fille théinée, cheddarisée et Miss Marple-isée la nuit; mais où avais-je la tête? Je suis à Londres!

Pas à Dunkerque.

C’est à dire qu’entre Camden, le théâtre, Southbank, la soirée des élections passée dans un pub, les amis profs ici, les amis qui travaillent à l’Ambassade de France, les amis qu’on ne savait pas mais en fait ils étaient en vacances à Londres aussi donc venez on va boire un verre, le shopping, les heures passées à regarder Westminster la nuit, les minutes passées à hésiter devant London Dungeon et en fait non ça fait trop peur toute seule; et bien je n’ai pas eu une minute à moi pour rédiger une nouvelle entrée dans le grand livre 2.0 de ma vie.

Il est temps que tout ceci cesse; je commence à filer un mauvais coton à fréquenter tous ces hooligans de britanniques.

Aujourd’hui j’ai volé le mug qu’on m’avait servi chez Starbucks.

Damn you Marcelle, you bloody punk.

Et même si moi non plus, à l’instar des blogueuses de la hype, je ne paie pas mon séjour là-bas (je chante ta gloire virevoltante et mordorée, budget de l’Ecole Doctorale), ce n’est le fait d’aucune régie publicitaire.

Moi, on ne m’invite pas à faire du shopping gratos chez Urban Outfitters. Et je m’en étonne, d’ailleurs. A t-on jamais vu blog mode plus dévoué que Yo! Marcelle?

Je ne crois pas. Et pourtant, j’ai une Casio dorée bling-bling à cristaux liquides. Paye ta fashionista de l’extrême.

Non, la Marcelle, elle file à Londres tel le chameau pelé pour passer ses journées en mode ermite à la British Library.

J’aurais tellement dû faire Kate Moss dans la vie, en vrai.

avant l’expatriation en Nouvelle-Zélande.

On ne sait toujours pas où on va habiter, comment on va trouver un logement en moins d’une semaine, si 60kg de bagages vont suffire, en quoi va consister mon job à l’Université d’Auckland, si on aura assez de sous pour vivre.

Par contre, je suis très au point sur les randonnées, les promenades à cheval, les virées en jet-ski, l’artisanat, les spécialités culinaires, la plongée sous-marine, et sur les hôtels de Waiheke Island (le paradis sur Terre, à base de sable blanc, d’eau turquoise et de paysages enchanteurs).

Il y a dû avoir méprise sur les raisons du voyage, à un moment.