que, depuis que j’ai commencé mes vacations à la fac (en octobre dernier), je n’ai toujours pas été payée? Que mon premier semestre me sera payé en juin? Le second sûrement en novembre ou décembre prochain? Et que les khôlles que je fais passer en prépa (depuis octobre également) m’ont été payées pour la première fois fin février?

J’en suis très heureuse, 400 euros/mois (sur un mois complet, c’est à dire ni octobre, ni décembre, ni février, ni avril, où il y a des vacances scolaires), ça permet certes de vivre tout à fait décemment.

Bienvenue dans le monde chatoyant de l’université où les agrégés, que l’on courtise violemment pour pourvoir les postes de vacataires (normal, on supprime les postes de Maître de Conférence à tour de bras), ou pour former la future élite issue d’écoles préparatoires, ne touchent aucun salaire pour leur travail. Ou le touchent, dans le meilleur des cas, cinq mois plus tard.

Que l’on ne s’étonne pas du nombre, sans cesse décroissant, de candidats aux concours de l’enseignement.

(ah oui, ça détonne, ce ton. Mais je me disais: c’est dommage, j’ai un blog internationalement lu -mes parents me lisent depuis le département Rhône-Alpes!- et je ne m’en sers pas pour faire mon Zorro. Now you know)

j’ai changé le rouleau de papier toilette, et Fri m’a félicitée.

C’est que, l’autre jour, il m’a balancé « ah les meufs, si les hommes n’existaient pas, on vous retrouverait mortes à côté d’un pot de confiture que vous n’avez pas réussi à ouvrir, et d’un rouleau vide de papier toilette que vous avez eu la flemme de changer« .

Ce mec a tout compris.

3 kg de bonbons Haribo hier et j’avoue que je suis un peu débordée par autant de sucre dans un seul pochon.

On l’a entamé hier soir avec Fri, alors qu’on regardait une émission sur des obèses américains qui essayaient de maigrir. Les 3kg trônaient fièrement entre nous sur le canapé, c’était un peu désolant (mais surtout très bon). Au bout de 145 kg perdus par le monsieur à la télé, on s’est regardés, un peu déprimés tous les deux: « on range le sachet? ».

On a rangé le sachet.

Mais c’est sans compter sur l’amnésie pathologique de mon foie, puisque telle que vous me voyez, c’est armée d’un bol de Ricoré et d’une poignée de Floppy que je rédige ce billet.

On surestime beaucoup trop l’équilibre alimentaire.